Le Cri du Caire feat.Erik Truffaz

POETE CHANTEUR
 Le Cri du Caire

Le Cri du Caire

Figure du printemps égyptien, Le Cri du Caire chante l’urgence et la rage, d’une voix belle à pleurer.

« S’il fallait n’en découvrir qu’un cette année, ce serait Abdullah Miniawy. Le Cri du Caire, c’est lui : un jeune chanteur d’à peine 25 ans émergé lors du printemps égyptien et qui continue de porter chez nous les aspirations libertaires d’un peuple spolié de sa révolution. En chaussettes, il s’approche du micro en sautillant comme un enfant et commence par un murmure un peu gauche. Et puis sa voix, belle à pleurer, se gonfle et s’envole, en une sorte de plainte tripale et lancinante qui oscille entre spoken word et psalmodie soufie, faisant jaillir des geysers d’émotion : sans comprendre l’arabe on devine l’urgence, la rage, la souffrance, l’amour qui couvent dans ses textes. À fleur de peau, Miniawy met notre cœur en transe, accompagné par les modulations continues du saxophoniste Peter Corser, l’archet baroque du violoncelliste Karsten Hochapfel et les volutes aériennes du trompettiste Erik Truffaz. Chaque morceau se termine par un silence abrupt : Abdullah Miniawy, intense, se trait brusquement, alors que l’on voudrait qu’il ne s’arrête jamais. » – Anne Berthod – TÉLÉRAMA ffff

Abdullah Miniawy is « Le Cri du Caire »

« If it were only necessary to discover one this year, it would be Abdullah Miniawy. A young singer barely 25 years old emerged in the Egyptian spring and continues to carry home the libertarian aspirations of a stolen people of his revolution. In socks, he approaches the microphone jumping like a child and begins with a shy murmur. And then her voice, beautiful to cry, swells and flies, in a sort of three-sided complaint that oscillates between spoken world and Sufi psalmody, causing gushing geysers of emotion: without understanding, we guess the urgency, the rage, suffering that brood in his texts. Skinny, Miniawy puts our hearts in a trance, accompanied by the continuous breath of saxophonist Peter Corser, Karsten Hochapfel’s baroque bow and trumpetist Érik Truffaz’s volutes. Each piece ends with a sudden silence: Abdullah Miniawy, intense, is silent suddenly, while one would never want it to stop. »

En collaboration avec Blaise Merlin

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