Thierry Eliez

PIANO, ORGUE
 LUCA AQUINO

LUCA AQUINO

Thierry Eliez piano, orgue

« A sublime, jazzy extended solo piano ». Dee Dee Bridgewater

« Il est des meilleurs pianistes de jazz au monde ». Sylvain Siclier Le Monde

Thierry Eliez, son histoire commence précisément entre orgue et piano.
Hypnotisé par les claviers à 4 ans, les doigts immédiatement accrochés aux touches, relevant toutes les mélodies et accords à l’oreille… l’improvisation devient, année après année, le mode d’expression essentiel du jeune prodige.

Né à Arcachon, Thierry Eliez se consacre très jeune au piano, instrument inné pour cet enfant surdoué, avide de musique. C’est en découvrant l’organiste Rhoda Scott, deux ans plus tard, qu’il se met à étudier l’Orgue Hammond en parallèle. Plongé dans ces deux instruments, il se précipite dès l’école finie pour composer ses premières pièces à partir d’improvisations libres à 7 ans. Commençant par de petites pièces pour piano, il découvre le rock progressif et écrit de longues suites instrumentales progressives. Il grandit avec une curiosité insatiable pour toutes les formes musicales qu’il assimile facilement grâce à une mémoire auditive hors norme et l’oreille absolue.
 Il ne lui faut pas plus de 2 ans pour être remarqué comme l’un des plus jeunes virtuoses des claviers et de l’improvisation, cela avant même de découvrir la musique qui fera l’essence de sa carrière : le Jazz.
Il devient pianiste professionnel à 17 ans en fondant plusieurs trios, remplace Bernard Lubat au pied levé et donne de nombreux concerts dans le sud-ouest. A 21 ans, Didier Lockwood fait appel à lui pour enregistrer l’album «1234». Il tournera avec lui durant 3 ans à travers le monde et se liera avec ses aînés André Ceccarelli et Jean-Marc Jafet. Cette collaboration mènera à la création du fameux Ceccarelli Trio. 
Aussi bien compositeurs, arrangeurs, qu’interprètes, les 3 générations de musiciens enregistrent, chez Polydor, 3 albums mythiques dans l’histoire du Jazz Français : « Dansez sur Moi » avec Toots Thielemans et Claude Nougaro en invités et « 3 around the 4 » en hommage aux Beatles. Ils reçoivent les Victoires de la Musique du Meilleur album Jazz et le Prix Django d’Or pour « Hat Snatcher » en 1992.

Thierry Eliez, devenu l’une des figures du jazz français, rencontre la chanteuse américaine Dee Dee Bridgewater avec qui il collabore en tant que pianiste, directeur musical et arrangeur durant 14 ans. Ils enregistreront 4 albums dont «Love and Peace» et joueront sur les plus prestigieuses scènes du monde, du Carnegie Hall de New York au Blue Note de Tokyo.
Sa carrière internationale est marquée par de multiples rencontres et collaborations avec notamment Horace Silver, Jaco Pastorius, Jimmy Smith, Aretha Franklin, David Sanchez, James Moody, Ron Carter, Gatto Pancieri, Terry Lynn Carrington, Gary Novak, Ali Jackson Jr … Considéré parmi les meilleurs pianistes de Jazz au monde par les compositeurs Michel Legrand et Eric Serra, il multiplie les participations et intervient sur de nombreuses musiques de films, ( François Favrat, Luc Besson, Cécile Telerman,…) et pour les artistes francophones Claude Nougaro, Charles Aznavour, Roberto Alagna, Catherine Lara, Henri Salvador, Muriel Robin, Dimitri from Paris, Christophe, Alain Chamfort, Nathalie Dessay, entre autres.

Thierry Eliez : pianiste aux main(t)s visages

Multi-instrumentiste, compositeur, arrangeur, directeur artistique, interprète et pur improvisateur, Thierry Eliez intervient sur plus de 50 albums : Jazz, musique du monde, musique électronique, chanson française, musique progressive, ou contemporaine, musiques de films et d’images, de spectacles, … Thierry Eliez reste cependant discret et à distance des médias, mais son insatiable créativité, son énergie bouillonnante, et sa profonde curiosité musicale l’invitent à développer une jeu pianistique si singulier que ses performances dépassent le demi million de vues sur Youtube. 

Parmi elles, on voit Thierry Eliez succéder au pianiste de Weather Report, Joe Zawinul, au sein du Syndicate et enregistrer l’album «File under Zawinul» avec des partenaires de longues dates dont Paco Séry et le jeune Saxophoniste Emile Parisien. On le voit invitant Eric Serra à jouer ses musiques de films sur scène et fonder le RXRA Group, avec toujours Emile Parisien, les Frères Grancamp et Pierre Marcault.
Cette période marque un retour vers la scène française, et le début de nouvelles collaborations avec la jeune génération émergente. Il orchestre et prend la direction d’un récital pour 20 pianos lors d’un concert unique dans les jardins du Musée Rodin, parmi lesquels il invitera les jeunes pianistes Armel Dupas, Thomas Enhco, Paul Lay, Leila Olivesi, Manuel Rocheman, Franck Woeste, … Un retour également vers la musique progressive autour de laquelle il composera 2 albums originaux Hot Keys et Nightfears sous le nom Eliez T (Tribes). Deux albums qui associe le Jazz, le Rock d’influence progressive et une réflexion sur la société et ses dérives.

Il rejoint son alter ego, le guitariste Sylvain Luc, le temps d’un album et d’une tournée « Organic » avec André Ceccarelli. Il prend la direction de l’album «Road Song» du guitariste Mike Reinhardt, et écrit des arrangements pour l’album «Nicolas Folmer plays Michel Legrand», puis intervient sur de nombreux projets de création et de scène avec, notamment, le Paris Jazz Big Band, Hadrien Féraud, Olivier Ker Ourio, Stéphane Belmondo, Stéphane Huchard, Louis Winsberg, Stefano di Battista, et toujours Didier Lockwood, Jean Marc Jafet, André Ceccarelli, et Michel Legrand.
Aujourd’hui, Thierry Eliez choisit de se concentrer sur son premier instrument : le piano.
Il propose d’abord une relecture acoustique de la musique du compositeur de musique progressive anglais Keith Emerson lors d’un concert enregistré qui fera le tour du monde et donnera lieu a la tournée Keith Enigma (2018/2019).
En 2017, Il prend la direction artistique d’un Livre Disque d’éveil au Jazz pour les bébés, qu’il interprète en duo avec la chanteuse Ceilin Poggi – Berceuses et Balladines Jazz (Editions Didier Jeunesse / sortie le 30.08.17) et enregistre enfin Improse, son premier album solo ( sorti en 2017 sur le Label Dood / L’Autre Distribution)

Ce premier album en Piano Solo consacre plus que la carrière musicale d’un artiste emblématique du Jazz français, cet impressionniste du jazz insuffle ici encore, l’originalité, le second degré et la souplesse audacieuse. Ses improvisations sont aussi riches que profondes, cinématographiques, picturales. Chacune trouve finalement son nom, parfois en relation avec la narration musicale (Absinthe, Triptyque, Faust,…) avec la scène projetée par les notes (Intérieur Nuit , Satie, Le Colibri, …) le tableau de Maître accroché au piano (Frida, Danse des Particules, Forrango, …) ou le simple exercice de style surréaliste (Joli Pour Rien)

Des improvisations devenues compositions, Thierry Eliez les a ensuite retranscrites, déconstruites et recomposées lors d’un premier concert privé enregistré dans les conditions du studio et intégrées à l’album.

« IMPROSE Extended » … Des extensions pour l’éphémère.

Gardant à l’esprit toutes les voies possibles que proposent l’interprétation d’une œuvre, originellement volatile, le pianiste invite sur scène son complice et parrain musical André Ceccarelli à la batterie et le jeune contrebassiste Ivan Gélugne (Emile Parisien quartet, Théo Ceccaldi) pour explorer de nouvelles « extensions » à ce répertoire composé sur l’instant.

La finesse et l’élégance d’André Ceccarelli, pour qui la connaissance de la musique n’a aucune limite, associée au lyrisme décalé, performatif, d’Ivan Gélugne permet l’élaboration d’une nouvelle texture musicale extrêmement riche et profonde. Le son de ce trio, aussi limpide que complexe, s’épanouit autant dans l’abstraction, que dans la poésie figurative, marqué par les atmosphères singulières et cinématographiques issues de l’imaginaire non filtré de Thierry Eliez.

Discographie

 Improse Thierry Eliez

Improse Thierry Eliez

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